LA FIN DU MONDE PAR LA SCIENCE

Eugène HUZAR

Collection Chercheurs d’ère

Livre de 160 pages
Format : 13,5 x 20 cm.
10 octobre 2008
15 euros
isbn :978-2-915453-46-1 

Textes choisis, introduits et annotés par
Jean-Baptiste Fressoz et François Jarrige

Pourquoi lire Eugène Huzar ?
Plus que jamais, l’œuvre de Eugène Huzar mérite d’être redécouverte. Dans La Fin du monde par la science (1855) et L’Arbre de la science (1857), deux livres publiés alors que l’industrialisation triomphe au milieu du XIXe siècle, Eugène Huzar annonce la « catastrophe planétaire » à venir. Au milieu d’une pensée foisonnante, fascinée par les mythes anciens, empreinte des lacunes et des limites de la science du temps, sommeille en effet une œuvre originale. En rééditant des extraits brefs de ces deux ouvrages, l’objectif de ce livre est de proposer une plongée dans la pensée de cet auteur pour mieux comprendre les doutes qui assaillent notre propre monde. Lire Huzar présente plusieurs intérêts aujourd’hui. Pour l’historien et le philosophe, cette œuvre illustre les doutes et les incertitudes qui ont accompagné l’ascension des sciences dès le XIXe siècle. Elle constitue aussi une étape de la genèse des débats actuels sur les théories du risque et de la précaution. Pour le citoyen, la conception catastrophiste de Huzar démontre que les premières réflexions sur le risque sont contemporaines des révolutions scientifiques et techniques du XIXe siècle, ce qui permet de relier les débats écologiques et philosophiques actuels (H. Jonas, U. Beck, J-P. Dupuy) à une longue histoire des critiques de la techno-science moderne.

"Je n’ai pas eu la sotte prétention, en écrivant ce livre de déterminer la cause efficiente de la catastrophe planétaire, car il n’est donné à personne de la déterminer ; je n’ai voulu que donner quelques exemples. Si je vivais dans deux ou trois siècles d’ici, les hypothèses de cette cause m’apparaîtraient plus sûrement car l’humanité aurait reçu de nouvelles blessures des nouvelles forces qu’elle aurait arrachées à la nature. Je pourrai donc déterminer plus sûrement qu’aujourd’hui les causes prochaines de la catastrophe. Si l’esprit humain ne peut assigner dès aujourd’hui la cause physique de la chute future, il peut du moins déterminer la cause morale d’où la fatalité naîtra un jour. Cette cause morale, vous le savez c’est l’insuffisance de la raison humaine à la recherche de l’absolu. Tout mon livre repose sur cette définition de l’homme ; prouvez moi donc que l’humanité, de siècle en siècle, ne poursuit pas un progrès indéfini. Prouvez moi ensuite que la raison de l’homme sera toujours suffisante pour prévoir tous les écueils qui se trouvent sur la route qui du fini conduit à l’infini, et mon livre n’a plus de sens, je me rends."
Eugène Huzar.

Introduction
par Jean-Baptiste Fressoz :
Catastrophisme et théories du risque : Huzar et l’avènement de la société industrielle

Huzar, La Fin du monde par la science et L’Arbre de la science
Édition critique et commentée d’extraits

Postface
par Bruno Latour :
Le risque écologique traité à la hussarde

Article de Laurent Heyberger dans le N°38 de la revue d’histoire du XIXe siècle

Critique par Fabrice Flipo sur le site de la revue Mouvements

Critique par Soraya Boudia, Magazine la Recherche, janvier 2009.

Émission sur Eugène Huzar le 16 décembre sur Radio Aligre.

Une critique du progrès, en pleine révolution industrielle, Hors-série "Les génies de la science" magazine Pour la science, n°37 / novembre 2008 - janvier 2009.

Article de Nicolas Chevassus-au-Louis dans Libération
le mardi 4 novembre 2008.

Article par Jean Zin dans la revue Transversales
http://grit-transversales.org/article.php3 ?id_article=292


    Communiqué

     [PDF | 165.6 ko]

LA FIN DU MONDE PAR LA SCIENCE


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