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Huzar, l’oublié de l’histoire culturelle de la catastrophe |
De désastres en fléaux, de sinistres en calamités, l’Occident s’est représenté les catastrophes suivant un cours complexe dont François Walter explore les méandres dans un ouvrage récent*. Pourquoi l’âge classique redoutait-il tant le passage des comètes et leurs présages ? Qu’est-ce qui pousse le siècle des Lumières à se laisser fasciner par le spectacle des éruptions volcaniques ? Prométhéen, le XIXe siècle l’est-il vraiment qui semble se résigner à la succession des catastrophes industrielles et minières ? Et que dire de la déréliction du dernier siècle confronté aux catastrophes morales absolues, Auschwitz et Hiroshima ?
Loin du schéma réductionniste selon lequel nous serions passés d’une société de la fatalité à une société de la sécurité, François Walter s’attache à mesurer la contribution des images et des discours aux climats anxiogènes. Il montre que la culture du risque se nourrit toujours à des sources symboliques, à plus forte raison quand règne l’idéologie de la précaution et du développement durable, à l’ombre d’une catastrophe écologique annoncée.
L’ouvrage de Walter propose donc de reconstruire l’histoire de l’émergence de la « société du risque » et la signification que les différentes sociétés lui ont accordé depuis le XVIe siècle. Mais si l’auteur insiste avec raison sur l’inflexion majeure que représente le milieu du XIXe siècle, il oublie significativement d’évoquer la figure de Eugène Huzar, l’un des premiers auteurs qui tente pourtant de présenter une vision globale de la catastrophe à venir.
En rééditant des extraits des textes de Huzar mis en perspective et présentés par Jean-Baptiste Fressoz et Bruno Latour, les éditions Ere comble cette lacune en faisant découvrir une figure oubliée mais majeure de l’histoire culturelle de la catastrophe.
* François Walter, Catastrophes. Une histoire culturelle, XVIe – XXIe siècle, Paris, Seuil, 2008.
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La fin de la pauvreté, Acte II ? |
Blague et titre mis à part, l’ouvrage nous paraît tout à fait prometteur, il propose une histoire sociale de la question de la pauvreté dans les années d’après guerre aux Etats-Unis.
A suivre donc : Romain Huret, La fin de la pauvreté ? Les experts sociaux en guerre contre la pauvreté aux Etats-Unis (1945-1974), Editions de l’EHESS, 2008.
Présentation de l’éditeur
"Est-il possible de supprimer définitivement la pauvreté ? Romain Huret mène l’enquête autour du programme la « Guerre contre la pauvreté » mis en place dans les années 60 par l’État fédéral.
Né d’une interrogation sur la place de la pauvreté dans nos sociétés contemporaines, cet ouvrage éclaire d’un jour nouveau la crise actuelle du système social, soulève la question du rôle de l’expert et des rapports délicats entre le savant et le politique. En s’intéressant aux fonctionnaires, il offre une histoire sociale originale de l’État américain et des institutions.
L’enjeu ici est de comprendre comment dans l’Amérique contemporaine la pauvreté fut définie et prise en charge par une génération d’experts sociaux. Leur objectif était simple : démontrer l’existence d’une pauvreté relative au cœur de la société de consommation américaine en créant progressivement la catégorie de travailleurs pauvres. Lire la suite"
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Républicanisme en débat |
A l’occasion du colloque "Républicanismes et droit naturel", qui se tiendra à l’Université Paris VII - Denis Diderot (salle des thèses, 103 av. de Tobiac, à Paris dans le 13e), chercheurs d’ère présentera les thèses du néo-républicanisme abordées dans La république et ses démons. Essais de républicanisme appliqué, paru en avril 2007.
Présentation du colloque par les organisateurs :
Y. Bosc, F. Gauthier, S. Wahnich
Depuis la parution des principaux travaux de Caroline Robbins (The Eighteenth Century Commonwealthmen, 1958), de Zera Fink, (The Classical Republicans…, 1962), de John G. A. Pocock (The Machiavelian Moment. Florentine Political thought and the Atlantic Republican Tradition, 1975, traduit en 1997) et de Quentin Skinner (The Foundations of Modern Political Thought, 1978, en français en 2001) pour ne citer que les plus célèbres, de nombreux historiens ont labouré le champ de l‘histoire des idées politiques à la recherche des continuités dans la tradition du républicanisme dit "classique" et/ou de "l’humanisme civique".
A partir de ces recherches, des philosophes politiques comme Philip Pettit ou Jean-Fabien Spitz ont également interrogé cette tradition. Les questionnements actuels sur ce qu’il est convenu d’appeler la "crise de la démocratie" ne sont pas étrangers à cet intérêt renouvelé. Ces philosophes n’hésitent pas à revenir aux origines historiques du républicanisme pour y puiser les éléments de réflexion leur permettant de concevoir un nouveau républicanisme social et démocratique fondé sur une conception de la liberté comme "non-domination" [...].
Lire la suite http://revolution-francaise.net/200...

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Salon du livre indépendant au Lieu-Dit |
retrouvez les éditions è®e au salon du livre indépendant du 23 au 25 mai 2008 au Lieu-Dit, 6 rue Sorbier, Paris (Ménilmontant) et les animateurs de la collection Chercheurs d’ère le dimanche 25 mai :
15 h pour l’ouvrage Les luddites, bris de machines, économie politique et histoire
avec la présence de Vincent Bourdeau, François Jarrige, Julien Vincent
17 h – La collection Chercheur d’ère et leurs animateurs pour les ouvrages :
La fin de la pauvreté ? un débat historique de Gareth Stedman Jones
La République et ses démons, sous la direction de V.Bourdeau & R. Merrill
La Guerre civile mondiale, de Carl Schmitt, par Céline Jouin
La Fin du monde par la science d’Eugène Huzar, par F.Jarrige et J.B. Fressoz (à paraître)
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