978-2-915453-46-1

paru le 12/10/08

160 pages

15 €

Eugène Huzar

LA FIN DU MONDE PAR LA SCIENCE

Plus que jamais, l’œuvre de Eugène Huzar mérite d’être redécouverte. Dans La Fin du monde par la science (1855) et L’Arbre de la science (1857), deux livres publiés alors que l’industrialisation triomphe au milieu du XIXe siècle, Eugène Huzar annonce la « catastrophe planétaire » à venir. Au milieu d’une pensée foisonnante, fascinée par les mythes anciens, empreinte des lacunes et des limites de la science du temps, sommeille en effet une œuvre originale. En rééditant des extraits brefs de ces deux ouvrages, l’objectif de ce livre est de proposer une plongée dans la pensée de cet auteur pour mieux comprendre les doutes qui assaillent notre propre monde. Lire Huzar présente plusieurs intérêts aujourd’hui. Pour l’historien et le philosophe, cette œuvre illustre les doutes et les incertitudes qui ont accompagné l’ascension des sciences dès le XIXe siècle. Elle constitue aussi une étape de la genèse des débats actuels sur les théories du risque et de la précaution. Pour le citoyen, la conception catastrophiste de Huzar démontre que les premières réflexions sur le risque sont contemporaines des révolutions scientifiques et techniques du XIXe siècle, ce qui permet de relier les débats écologiques et philosophiques actuels (H. Jonas, U. Beck, J-P. Dupuy) à une longue histoire des critiques de la techno-science moderne.

Textes choisis, introduits et annotés par Jean-Baptiste Fressoz et François Jarrige